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LE CUIRASSÉ HUASCAR


Le cuirassé "HUASCAR", d'abord péruvien et ensuite chilien. La terreur du Pacifique-Sud". (1865 - )


EVOLUTION DE LA GUERRE SUR MER

Dans les années 1860 et suivantes, la guerre navale a bien évolué depuis l'époque de l'amiral Nelson. Depuis la bataille de Trafalgar en Espagne en 1805, on n'a plus vu de grandes escadres se mesurer en haute mer. Les batailles navales sont devenues le plus souvent des combats singuliers.

Le bâtiment de ligne en bois et mu à la voile, armé de 60 à 100 canons à âme lisse, a connu ses heures de gloire du 1.7e siècle jusqu'aux années 1860.

Un survivant de cette glorieuse époque est toujours à flot aujourd'hui : il s'agit du "Victory" de l'amiral Nelson, ancré à Portsmouth, en Angleterre.

La tendance de l'époque qui nous intéresse est à la grosse frégate cuirassée. En 1860, les Britanniques lancent le "Warrior". Une grande nouveauté : la coque n'est plus en bois. Elle est en fer. Mais le "Warrior" n'aura jamais l'occasion de faire ses preuves au combat. Devenu lui aussi un musée, il est, comme le "Victory", également ancré à Portsmouth.

L'artillerie est toujours répartie en deux batteries sur les flancs du bâtiment. La nouveauté consiste en l'adjonction d'une ou de deux tourelles cuirassées, pivotant à 360° et abritant deux pièces de très gros calibre, le plus fréquemment des canons rayés anglais. Sans oublier un blindage renforcé du pont, de la coque et des batteries d'artillerie.

La voile, quoique toujours présente, sera de moins en moins utilisée. En effet, les navires sont maintenant propulsés par une ou deux hélices actionnées par des moteurs à vapeur utilisant comme combustible de grandes masses de charbon.

          


GUERRE DES ILES CHINCHAS CONTRE L'ESPAGNE 1864-1866

A l'aube des années 1860, la reine Isabelle II d'Espagne envisage de récupérer certaines anciennes colonies d'Amérique du Sud. Elle semble avoir les moyens de sa politique, car sa marine de guerre est alors considérée comme la quatrième plus puissante au monde !

C'est ainsi que, le 10 août 1862, une escadre quitte Cadix à destination du Pacifique-sud.

Elle est commandée par l'amiral Luis Hernandez Pinzon. Il a reçu mission d'impressionner les sud-américains.

En avril 1863, l'escadre fait escale à Valparaiso, Chili et en juillet à Callao, Pérou. Tout se passe bien. Mais le 4 août 1863 à Talambo, Pérou, un colon espagnol est tué dans une rixe. Voilà qui tombe à merveille !

Le 13 novembre 1863, après une visite à San Francisco, Californie, Etats-Unis, la flotte est de retour aux large des côtes du Pérou, avec des intentions moins amicales. Le 14 avril 1864, les Espagnols s'emparent sans coup férir des Iles Chinchas. Les Iles Chinchas appartiennent au Pérou. Elles sont situées à 21 km en face de la ville de Pisco. Les Espagnols mettent ensuite en place le blocus des principaux ports péruviens.

Leur escadre a été sensiblement renforcée. Elle se compose principalement de 7 frégates modernes construites entre 1861 et 1864. Le vaisseau amiral est la fringante frégate cuirassée "Numancia".

Ce superbe bâtiment a été construit en France en 1864. Il est considéré comme un des navires les plus puissants de l'époque.

Le 24 septembre 1865, la côte chilienne est à son tour mise sous blocus. Le lendemain, le Chili déclare la guerre à l'Espagne.

Entre-temps, l'escadre est passée aux ordres de l'énergique amiral Casto Mendez Nunez.

Le 14 janvier 1866, le Pérou déclare à son tour la guerre à l'Espagne, suivi le 30 janvier par l'Équateur. Le 6 mars 1866, le vapeur chilien "Paquete del Maule" est capturé par une frégate espagnole dans le golfe d'Arauco, Chili. De facto, le vapeur chilien devient espagnol. Les 126 hommes à bord sont évidemment faits prisonniers. Certains d'entre eux devaient compléter l'équipage d'un certain cuirassé péruvien "Huascar" à l'escale à Montevideo, Uruguay.

Le 22 mars 1866, la Bolivie rejoint les coalisés. Equateur et Bolivie ne possèdent pas de force navale. Pérou et Chili disposent ensemble de 2 frégates et 1 corvette datant déjà de 1851 et 1854 et de deux monitors récents de 1865. C'est très léger face aux Espagnols !


VALPARAISO - 31 MARS 1866

Depuis le 25 septembre 1864, le port de Valparaiso, Chili, a été mis sous blocus. Important port de commerce, il n'est cependant protégé d'aucune L'escadre du Pacifique Sud de la Marine des Etats-Unis est également au mouillage à Valparaiso.

Le monitor "Mondnock" et la frégate "Tuscarora" en font partie. L'escadre américaine est commandée par l'amiral John Rodgers. Ce dernier envisage très sérieusement d'attaquer la puissante escadre espagnole. Laquelle est d'ailleurs prête à en découdre. L'amiral Mendez-Nunez lance alors la célèbre citation: "l'Espagne préfère l'honneur sans navires que des navires sans honneur". Cependant, la très dure guerre de sécession américaine venant de se terminer en 1865, le secrétaire d'état Seward ne tient pas se mettre sur le dos une guerre avec l'Espagne.


L'affrontement n'aura pas lieu.

Le 31 mars, pendant 3 heures, la flotte espagnole bombarde impunément Valparaiso sans défense.

La ville subit de gros dégâts et 33 bateaux marchands chiliens sont envoyés par le fond.


CALLAO 2 MAI 1866

Le 25 avril 1866, l'imposante escadre espagnole se trouve au large de Callao, avant-port de Lima, capitale du Pérou. A la différence de Valparaiso, Callao est solidement fortifié et protégé notamment par le fort "Real Felipe".

On remarque particulièrement un canon "Blakely" de 280 mm, baptisé "le Canon du Peuple". Payée par souscription publique, l'impressionnante pièce d'artillerie est la gloire nationale du Pérou. Les défenseurs disposent aussi de 4 canons "Armstrong" de 254 mm montés dans deux tourelles blindées et du cuirassé "Loa", "relooké" en 1864.

Le 2 mai 1866 Les Espagnols ouvrent le feu à 11h30. Le bombardement se prolonge pendant cinq longues heures. Les batteries côtières et les tourelles blindées sont finalement réduites au silence. Les navires espagnols encaissent aussi de nombreux tirs au but. La frégate cuirassée "Numancia", vaisseau-amiral, est notamment touchée par un tir heureux du cuirassé « Loa». L'Amiral Mendez-Nunez est sérieusement blessé !

 

 

FIN DE LA GUERRE

Callao est le dernier engagement de la guerre. Les Espagnols, confrontés à des problèmes logistiques, n'entrevoient plus d'issue victorieuse au conflit. Le 9 mai 1866, ils se voient contraints de quitter la zone. Les îles Chinchas sont évacuées.

 

             

 

Partie de Cadix le 11 janvier 1865, la « Numancia » est la première frégate cuirassée à effectuer le tour du Monde. Elle rentrera en Espagne, le plus souvent à la voile par mesure d'économie, via Tahiti, Manille, Philippines, l'Indonésie, l'Océan Indien, le Cap de Bonne Espérance, traversera l'Atlantique jusqu'à Montevideo, pour rejoindre finalement Cadix, le 20 septembre 1867, après 32 mois d'absence.

Les hostilités sont terminées. L'armistice ne sera conclu à Washington qu'en 1871. Mais les traités de paix ne seront signés que bien plus tard, entre 1879 et 1885.


ENTREE EN SCENE DU "HUASCAR"

Le cuirassé "Huascar" n'a pas participé à la guerre des Iles Chinchas. Cependant, sa construction en est la conséquence directe.

En effet, le gouvernement péruvien avait anticipé la possibilité d'une guerre contre l'Espagne. Cette guerre devait immanquablement être menée sur mer. Le Pérou estimait donc nécessaire de renforcer sa marine de guerre. Le 4 août 1864, le Pérou passe commande à la société "Laird Brothers" établie à Birkenhead, près de Liverpool, Ecosse, pour la construction d'un croiseur cuirassé.

Le nouveau cuirassé est lancé le 7 octobre 1865. 11 est baptisé "HUASCAR", en souvenir de l'avant dernier empereur inca du Pérou qui régna au 16e siècle.

Il n'est pas très grand : il ne mesure que 67 mètres de long. Sa largeur maximale fait 11 mètres et il déplace 1.700 tonnes. Il dispose de quatre chaudières et un moteur à vapeur de 1500 CV. Sa cheminée est télescopique. Il est propulsé par une seule hélice à quatre pales. Sa vitesse maximale atteint 12 noeuds (22 km/h). Il peut embarquer 300 tonnes de charbon, ce qui lui permet une confortable autonomie de 2.333 km à la vitesse de 9 noeuds (17 km/h.)

Son armement principal consiste en deux canons "Armstrong" de 254 mm. Ces deux pièces sont groupées sous une tourelle blindée du type mis au point en Grande-Bretagne en 1859 par le capitaine Cowper Coles de la Royal Navy. Cette tourelle a un diamètre de 6,5 mètres et pivote manuellement sur 360° en 2 minutes. L'artillerie secondaire compte 2 canons de 120 mm et 1 canon de 76 mm.

Une mitrailleuse "Gatling" calibre .45 ou 11 mm est installée dans la mature. Un éperon cuirassé à la proue complète les éléments offensifs de ce redoutable navire.

La cuirasse du bâtiment est particulièrement soignée : 64 mm de blindage à la poupe et à la proue, 114 mm au centre et 140 mm autour de la tourelle.

L'équipage peut compter de 170 à 200 officiers et marins. Parmi eux figurent un certain nombre d'Anglais.

 

EN MER

Le 17 janvier 1866, le bâtiment quitte l'Angleterre. Le voyage inaugural ne se déroulera pas sans problèmes !

Le 20 janvier, le navire subit une tempête dans la Manche et le 23, il doit se réfugier dans le port français de Brest. Il y reste bloqué pendant un mois. Le cuirassé est rejoint par une frégate cuirassée également construit en Angleterre pour le compte du Pérou : l"`Independencia". Les relations entre les deux commandants, un chilien et un péruvien, ne seront pas toujours au beau fixe, ce qui n'arrangera rien.

Le 23 février, une tentative de mutinerie éclate. Cinq marins anglais sont blessés par balle.

Le 24 février, le convoi lève l'ancre et entre enfin dans l'Océan Atlantique. Le 28 février, la frégate "Independencia" entre en collision avec le "Huascar". La direction du cuirassé s'en retrouve faussée. Le 1 avril, parvenu à Rio de Janeiro, Brésil, il doit subir une série de réparations. Le travail dure 5 jours. Lors de cette escale, 12 marins anglais désertent.

Le 29 avril, une nouvelle mutinerie éclate. Un autre marin anglais est blessé.

Le 5 mai, le "Huascar" capture le brigantin espagnol "Manuel" près de Montevideo, sa première action de guerre d'une longue série.

Le 25 mai, il pénètre dans le détroit de Magellan et manque de peu de se trouver nez-à-nez avec la moitié de l'escadre espagnole qui rentre en métropole. Heureusement, à la dernière minute l'amiral Nunez a décidé de doubler le Cap Horn.

Le 29 mai, le "Huascar" subit une nouvelle tempête et perd sa chaloupe à moteur dans l'aventure.

Le 6 juin 1866, il rejoint finalement Ancud au Chili. Son voyage se termine le 11 juin à Valparaiso, Chili, date à laquelle le cuirassé "Huascar" rejoint la flotte combinée péruvo-chilienne. Il arrive cependant un mois trop tard pour participer au conflit.


LE COMMODORE JOHN R TUCKER

A la même époque, le Pérou a recruté le commodore John Randolph Tucker, 54 ans.

John R. Tucker a servi 35 ans dans la marine des Etats-Unis et cinq ans dans la défunte marine confédérée.

Début juillet 1866, Tucker débarque en Amérique du Sud. Il est promu à la tête de la flotte combinée péruvo-chilienne. Il propose un ambitieux plan d'opérations contre les Espagnols à Cuba, à Porto-Rico, aux Philippines et pourquoi pas à Cadix, en Espagne ! La promotion de Tucker n'est guère appréciée par les autochtones. Pas question d'être commandé par un étranger !

Dès le 23 juillet, les officiers péruviens démissionnent en masse, un certain capitaine Michel Grau-Seminario en tête. La fine fleur de la marine du Pérou se retrouve aux arrêts sur l'île de San Lorenzo, au large de Callao.

Le 2 aout 1866, une frégate espagnole arraisonne au large de Madère la corvette chilienne "Pumpero".

Le "Pumpero" sera rebaptisé "Tornado" sous pavillon hispanique.

Le grandiose plan d'attaque contre les Espagnols s'en retrouve compromis. Il restera dans les cartons ! Tucker démissionne le 17 mars 1867, conservant cependant le grade de contre-amiral.


MICHEL GRAU

Le 11 février 1867, les ci-devant mutins péruviens sont acquittés et libérés. Mais Michel Grau s'estime cependant déshonoré et démissionne. Le voici civil. En mai, il trouve de l'emploi dans la marine marchande britannique.

Le 26 février 1868, le capitaine Michel Grau reprend finalement du service et reçoit le commandement du cuirassé "Huascar". Il le conservera dans un premier temps jusqu'au 5 août 1876, date à laquelle il prête serment comme député au parlement du Pérou. Le 1 juin 1868, il reçoit en plus le commandement en chef de la marine.


GUERRE CIVILE AU PEROU 1877

Pendant neuf ans, un calme étonnant règne sur le Pérou. Mais cela ne pouvait durer !

En 1877, une guerre civile éclate, dirigée contre le général-président Mariano Prado.

Le 7 mai 1877, dans le port de Callao, un parti rebelle, dirigé par un certain capitaine Luis German Astete, s'empare du cuirassé "Huascar".

Les mécaniciens anglais refusent de collaborer et le navire s'échappe ... à la voile ! Cela commence bien. Le "Huascar" a mission de perturber les communications maritimes du gouvernement. Les 9 et 11 mai, au large de Mollendo, Perou, le cuirassé rebelle aborde deux vapeurs postaux, dont le "John Eider" appartenant à la firme très britannique "Pacific Steam Navigation Company" de Liverpool. Dès le 11 mai, la flotte péruvienne loyaliste quitte Callao et lance la poursuite vers Iquique.

Le 16 mai, le "Huascar" relâche à Antofagasta, Bolivie. Le leader révolutionnaire Nicolas de Pierola monte à bord avec ses partisans.


PISAGUA - 28 MAI 1877

Le 28 mai, Pierola met l'ancre devant Pisagua, Pérou. Il réclame des approvisionnements. Les autorités loyalistes refusent. Couverts par les canons du cuirassé, les hommes de Pierola débarquent. Ils donnent l'assaut et s'emparent de la cité.


PUNTA PICHALO, 28 MAI 1877

Ce même 28 mai, l'escadre gouvernementale arrive à hauteur de Pisagua. A 8 miles de la côte s'engage alors le combat de Punta Pichalo. Le 28 mai à 17h25, la frégate "Independencia" engage le cuirassé rebelle à 1.500 m. Pendant 90 minutes, les deux navires se canonnent allègrement, sans grands résultats. Les équipages échangent même des coups de fusils. L' "Independencia" perd sa cheminée dans l'aventure, tandis que le "Huascar" ne subit que des dégâts insignifiants. L'obscurité tombe. Le "Huascar" décroche et récupère son détachement à terre.

 

            


INTERVENTION DU ROYAUME-UNI

A cette époque troublée, l'escadre britannique du Pacifique se limite à 2 navires : la frégate "Sha" et la corvette "Amethyst".

Début mai 1877, les Anglais relâchent à Callao, Peru. L'amiral Algernon De Horsey y est mis au courant des déboires de ses compatriotes. Londres n'apprécie guère que l'on s'attaque à ses navires marchands.

Le 16 mai, de Callao, De Horsey adresse une missive aux rebelles. Cette note est bien reçue le 19 mai, à Cobija, Bolivie. De Horsey déclare en substance qu'il considère les révolutionnaires comme des pirates. En conséquence de quoi, il envisage de couler leur navire et de les livrer aux gouvernementaux.

L'amiral anglais fait entretemps l'escale à Arica, Pérou. Le 22 mai il reçoit une réponse tout aussi claire d'Astete : Pas question de se rendre.

Ce même jour, l'escadre anglaise quitte Arica. La poursuite commence.


PACOCHA 29 MAI
Le 29 mai 1877,à 13 heures, les navires anglais ont rattrapé le cuirassé rebelle au large de Ilo-Pacocha. Les Péruviens vont courageusement relever le défi. Les adversaires sont face à face. La "Royal Navy" aligne donc les deux bâtiments de sa petite escadre.

 

          

 

Il s'agit d'abord de la frégate "Sha", navire fortement armé : 26 canons de 160à 228 mm, trois canons à tir rapide et 12 mitrailleuses. Ensuite vient la corvette "Amethyst", armée de 14 canons de 160 mm. Bien que datant des années 1873 et 1875, aucun de ces navires n'est cuirassé. C'est malgré tout un assez gros morceau à avaler pour le "Huascar" avec ses cinq canons et sa mitrailleuse "Gatling". Mais il est bas sur l'eau et offre une cible difficile.

Le commandant du "Huascar" espère bien voir s'échouer les bâtiments ennemis puis les achever avec les deux puissants canons de 254 mm de la tourelle.

Vers 15 heures, à 1.800 mètres de distance, les navires anglais ouvrent le feu. Le "Huascar" riposte avec des canons servis par de jeunes révolutionnaires enthousiastes mais sans expérience. A 16h43, un obus parvient malgré tout à endommager la mâture de l' "Amethyst". Vers 17 heures, à défaut d'artillerie performante, Astete tente à trois reprises d'éperonner les navires ennemis. Les marins anglais sont des professionnels. Ils manoeuvrent vite et bien et évitent le contact. L'éperonnage est un échec.

A 17h13, "Huascar" et "Sha" sont très proches l'un de l'autre. Les Anglais tirent avec leurs mitrailleuses "Gatling", tandis que les Péruviens ripostent à coup de fusils ! Deux minutes plus tard, dans un ultime effort pour couler le rebelle, le « "Shah" tire une torpille "Whitehead", que le "Huasca" parvient à éviter.

A 17h45, la canonnade cesse. L'obscurité met fin à l'engagement. Le "Huascar" en profite pour décrocher.

Les Anglais n'ont pas épargner les munitions ! Le "Shah" a tiré 237 projectiles et l' "Amethyst" 190.

De ce déluge de 427 obus, seuls 60 d'entre eux ont touché leur cible. Mais pas un seul n'a pu percé le blindage du "Huacar".

La "Royal Navy" a été mise en échec par un navire de guerre sud-américain. C'est une grande première.

Autre grande première : une torpille "Whitehead" a été tirée au combat, quoique sans succès.

Le 30 mai 1877, les rebelles et le "Huascar" sont de retour à Iquique. Ils manquent de tout. La situation est devenue intenable. Le lendemain, ils se rendent aux autorités. La révolution est terminée. Pierola parvient à s'éclipser. Il deviendra président du Pérou de 1895 1899. Le 1 juin, l'escadre anglaise du Pacifique rejoint la flotte chilienne à Iquique.



Jean Claude Janssens

 

 

 

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