BELGISCHE MARITIEME LIGA  vzw.
LIGUE MARITIME BELGE  asbl.

Koninklijke Vereniging - Société Royale

HISTORIEK  HISTORIQUE HISTORIC

 

WALFORD (Georges-Paget), Armateur (Londres, 17.2.1847-Londres, 29.9.1936).


Fils unique d'un médecin qui mourut en mer au cours d'un voyage de retour du Brésil, il fut élevé par sa mère et commença tout jeune sa vie d'affaires à Londres dans la maison d'armement H. Bowell and C°. Ayant compris l'avenir du port d'Anvers au cours d'un voyage dans cette ville, il décida de s'y établir et s'associa, à 20 ans, en 1867, à la maison Robbins qui était un des plus actifs consignataires de la ville pour vapeurs et voiliers. A la mort de son associé Robbins, en 1869, la firme devint Walford et Cy ; propriétaire d'un vapeur de 1.200 tonnes, le « Brabo », Walford organisa un service régulier avec l'Amérique du Sud. En 1873 et 1874, ils'installa au Havre afin d'y établir, pour l'armement Mac Andrew et C°, des liaisons avec les ports d'Espagne ; c'est en cette ville qu'il se lia d'amitié avec le futur président de la République Félix Faure. C'était l'époque transitoire où la vapeur remplaçait la voile et où les nations européennes avaient leur attention attirée vers l'Afrique. Un contrat de transport pour le matériel de Dakar à Saint-Louis l'amena à développer les relations avec la côte occidentale d'Afrique. Une occasion se présenta d'abord d'embarquer sous pavillon belge 200 zanzibarites que l'on devait rapatrier à Zanzibar.

Un peu plus tard, avec l'appui d'industriels gantois, deux vapeurs dénommés « Vlaanderen » et u Lys » furent achetés c'est sur le « Vlaanderen » que A. Thys, Cambier et leurs adjoints firent, en 1S87, le voyage d'Anvers à Boma en vue des premières études du chemin de fer des Cataractes.

Après plusieurs voyages, cette ligne dut être abandonnée parce que le général Strauch, Secrétaire de l'Association Internationale Africaine, exigeait un service mensuel alors que la quantité de marchandises offertes était encore insuffisante. Les navires à destination du Congo partirent alors de Liverpool.

Walford avait suivi avec un vif intérêt et avec confiance les efforts du Roi Léopold en vue d'étendre son action en Afrique. Lorsque Thys s'efforçait de réunir un million de francs pour le Comité d'études du chemin de fer, il fut l'un de ceux qui réussirent à convaincre plusieurs des négociants les plus notables d'Anvers qu'une colonie serait une source de richesses pour le pays et spécialement pour la place d'Anvers ; eu collaboration avec A. de Roubaix, il obtint la souscription des deux tiers du capital requis.

Walford amena ensuite la Woermann Line à faire escale à Flessingue ; il avait obtenu l'agence de cette ligne ainsi que celle de la Deutsche Ost- Afrika Linie. Mais son désir était de créer une ligne régulière d'Anvers au Congo et il mit en chargement un premier bateau, le a Royal Prince » de l'Armement James Knott. Lorsque la nouvelle en parvint à Sir Alfred Jones, propriétaire de l'armement Elder Dempster, celui-ci communiqua d'urgence avec son agent à Anvers, John P. Best et une conférence réunie à Londres permit une entente par laquelle l'agence Elder Dempster fut partagée entre J. P. Best et Walford ; une nouvelle entente entre les armateurs anglais et allemands décida les vapeurs d'Elder Dempster et de Woermann à charger alternativement à Anvers.

En 1902 fut fondée l'agence maritime Walford avec le concours de plusieurs banques belges, société qui fut liquidée en 1919 et à laquelle succéda l'Agence maritime Internationale gérante de la Compagnie maritime du Congo.

En 1908, Walford décida de quitter Anvers et de s'installer à Londres où il prit la présidence de la société fondée par l'un de ses fils.

Lorsqu'éclata la première grande guerre, la commission militaire française de Londres lui confia le transport de près de deux millions de marchandises générales entre l'Angleterre et la France ; un service vers Arkangelsk fut aussi organisé ; enfin à l'entrée en guerre des États-Unis, la succursale de cette agence à Nantes reçut et manutentionna plus de 45 bateaux pour le compte de l'armée américaine et sa société géra plusieurs flottes comprenant jusqu'à 57 navires.

En 1920, Walford, devenu président de la Société Walford Lines, organisa le service régulier existant encore entre Londres et Anvers.

Le Roi Léopold II tenait Walford en très haute estime, le consultait souvent et le chargea de plusieurs missions concernant ses intérêts en Afrique et en Extrême-Orient. Relatons ici qu'il déjeunait au Palais le jour où Marconi y fit une démonstration de son système de communication sans fil entre la salle à manger et la bibliothèque ; d'ailleurs Walford fut l'un des conseillers de Marconi pour la formation de le première société maritime de télégraphie sans fil. Il avait été aussi l'un des premiers administrateurs de la Chinese Engineering and Mining Cy ; également de l'Océan Salvage and Towage Cy, pour laquelle, à 84 ans, il fit un voyage à Istambul.

Walford avait épousé en premières noces Miss E. Nicholson dont il eut quatre enfants et, en seconde noces, Laure de Lobel qui lui donna trois enfants.

Fort populaire, tant à Londres qu'en Belgique, il conserva son esprit d'entreprise jusqu'aux derniers jours de sa vie ; il mourut à Londres le 29 septembre 1936.

Le Lloyd Anversois écrivait à cette occasion : « Avec G. P. Walford disparaît une personnalité  de premier ordre, d'une trempe extraordinaire » et d'une énergie jamais défaillante, à qui la la communauté maritime d'Anvers doit énormément. »

Parmi les nombreuses distinctions honorifiques qui lui furent octroyées, notons qu'il était chevalier de l'Ordre de la Couronne et officier de l'Ordre de Léopold.

Suivant son désir, G. P. Walford fut inhumé à Anvers.

 

 

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