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Le cours d'Exmar reste tributaire du sort du Caribbean FLNG

 

La dette d'Exmar pèse toujours sur ses comptes. Une exploitation de l'unité inutilisée Caribbean FLNG lui assurerait des ren­trées financières salvatrices. La fin du dividende passe mal.

PHILIPPE GALLOY

 

La suppression du dividende d'Exmar a fait tanguer l'action en Bourse de Bruxelles. Mardi, le titre du transporteur maritime a perdu jusqu'à 4,76% avant de se redresser, suite à la publication de résultats annuels mitigés juste avant le long week-end de Pâques.

Le chiffre d'affaires d'Exmar a diminué légèrement à 93,4 millions de dollars en 2017, contre 96 millions l'année précédente. Le résultat net est tombé à 28 millions d'euros, contre 40,4 millions en 2016.

Par conséquent, «le conseil d'administration propose de ne pas payer de dividende pour2017», indique le communiqué d'Exmar. C'est la première fois que le groupe anversois ne rémunérera pas ses actionnaires depuis sa création et son introduction en bourse en 2003. L'an dernier, Exmar avait versé un dividende intérimaire de 0,10 euro brut au titre de l'exercice comptable 2016 mais il s'était abstenu de payer un dividende final.

 

Le cours de Bourse du spécialiste du transport de gaz par bateau souffre aussi de l'absence d'avancée dans le dossier du Caribbean FLNG ("«floating liquefied natural gas"). Cette unité flottante de liquéfaction de gaz, que le constructeur  Wilson avait livrée à Exmar en juillet 2017, reste inutilisée à ce jour. On se rappellera que la société qui était censée exploiter cette barge, Pacific Exploration and Production, avait rompu son contrat avec le groupe belge parce qu'une baisse du prix du gaz naturel avait rendu l'exploitation prévue sur les côtes colombiennes trop peu rentable.

Le Caribbean FLNG continue donc à peser sur le bilan d'Exmar car l'armateur anversois s'était lourdement endetté pour le faire construire. Fin 2017, la dette d'Exmar s'élevait à 372,7 millions d'euros, soit plus de 8o% de sa capitalisation boursière de l'époque.

 

Risque important

ll demeure crucial qu'Exmar conclue un contrat commercial pour le Caribbean FLNG, estime Luuk van Beek, analyste de Degroof Petercam, dans une note publiée mardi. La direction a indiqué être en négociation avec plu­sieurs parties pour l'exploitation du navire. Nous considérons que conclure avec succès les négociations sur un contrat commercial pour le FLNG est essentiel pour garantir la continuité à long terme d'Exmar. Les besoins de financement élevés, combinés à l'absence de contrat, occultent la valeur potentielle des actifs de l'entreprise. Si Exmar est à même de résoudre ces problèmes, il peut y avoir une hausse substantielle (du cours de Bourse, NDLR).

Toutefois, l'analyste reconnait que cette situation représente aussi, un risque important de baisse si Exmar ne parvient pas à conclure les accords nécessaires pour cette unité de liquéfaction. Il maintient dès lors sa recommandation à "conserver" avec un objectif de cours de 6 euros.

KBC Securities se montre plus optimiste et conseille toujours d"acheter" l'action Exmar, dont le courtier voit le cours atteindre 8 euros d'ici un an. Selon lui, Exmar peut  compter sur des rentrées financières provenant d'une FSRU (« floating storage regasification unit»), une barge qui sert à la regazéification de gaz naturel, processus qui permet à un importateur d'exploiter rapidement le gaz naturel liquéfié fourni par un transporteur. Le groupe belge confirmé que l'exploitation de cette unité commencerait au deuxième semestre 2018. C'est d'ailleurs l'une des rares prévisions que l'armateur anversois a émises à l'occasion de la publication de ses résultats.

KBC Securities souligne aussi qu'Exmar a vendu plusieurs navires au cours des six derniers mois de 2017, ce qui a généré des liquidités supplémentaires. «Pour l'ensemble de l'exercice 2018, évidemment, la conclu­sion d'un contrat pour le Caribbean FLNG reste le point d'attention», concède Cédric Duinslaeger, ana­lyste de KBCS.

Exmar espère aussi pouvoir compter sur un nouveau contrat pour sa division offshore, qui fournit des vaisseaux pour le forage et la production en mer. Sa filiale américaine Exmar Offshore Company a été présélectionné pour un projet au Brésil. La confirmation de la sélection des entreprises en compétition pour ce dernier est attendue au deuxième semestre de cette année.

En outre, le groupe belge prévoit que les activités de maintenance des infrastructures pétrolières offshore vont reprendre en 2018 et 2019, ce qui devrait augmenter la demande pour ses unités de service à ces activités maritimes. Il y a donc aussi de bonnes nouvelles dans les résultats d'Exmar. Mais pas assez pour faire oublier le problème de Carribean et l'absence de dividende.

 

Journal Le Soir

 

 

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